|| VERNISSAGE || > Catherine Gfeller & Annie Abrahams > Au CRAC / Sète > le Vendredi 28 octobre à 18h30

Publié le par © C'est à Sète

Exposition 28 octobre au 1er janvier 2012

 

> Pulsations
Monographie
Catherine GFELLER
commissariat : Noëlle Tissier

 

pulsation.jpgCatherine Gfeller, His Car Her Hair, vidéo still- 2006

 

"Un battement pulsatoire, une oscillation entre le défilement et l'arrêt sur image : Pulsations pourrait bien être au coeur de ma recherche et lui donner titre." Catherine Gfeller


    Photographe, vidéaste, performeuse, Catherine Gfeller propose depuis une vingtaine d'années un regard sur les foules, les comportements urbains, les structures des métropoles, les manières de consommer, d'habiter, d'organiser l'espace de la vie quotidienne. Glaneuse d'images, fixes ou animées, elle crée par juxtaposition et superposition un univers à la fois contemporain et onirique, une représentation de l'individu plongé dans la multitude qu'offrent tant les scènes
urbaines que les pièces domestiques . Catherine Gfeller appartient à la famille des artistes dont le travail consiste à élaborer une seule et grande oeuvre. Une oeuvre composée d'une moisson d'images et de sons, une abondance qu'il s'agit d’organiser dans l'espace et le temps.
Pulsations est un regard rétrospectif, une immersion dans l’univers multiple d'une artiste qui, au gré de ses voyages et de ses lieux de vie, porte une réflexion sur la condition de l'homme et de la femme modernes, placés à l'intersection entre l'individu et la foule. C'est cette opération subjective dont rendent compte ces photographies et installations
vidéo, avec un certain goût de la simultanéité.
Comme le souligne Paul Ardenne : "Il en va là d'un travail sur le mouvement de la vie. Il en va là de l'exposition, aussi, d'un espace-temps qui échappe, qui enchevêtre les gestes, superpose mouvements et voix, sépare et unit d'un même tenant". Le regard de l'artiste, à première vue distant, se révèle être un geste participatif et multiple qui place le sujet
au centre de l’attention. 

 

cat-ge.jpgCatherine GFELLER, Les dérangeuses, 2008.

 

 

> Training for a Better World
Project-Room
Annie ABRAHAMS

commissariat : Noëlle Tissier 

 

annie0.jpg«Tourner en rond». Photographe Enna Chaton, 2007

 

   Est-ce que l'artiste Annie Abrahams s'entraîne pour un monde meilleur, quand elle apparaît sur le carton d'invitation de l’exposition «Training for a Better World» en train de tourner en rond dans un paysage désert? Peut-être.
Pourtant, les pièces qu'elle présente au Centre Régional d’Art Contemporain ont toutes été faites en collaboration avec d'autres. L'artiste ne nous montre pas non plus quel sera ce monde meilleur, elle dit même n'en avoir aucune idée, mais elle insinue qu'il sera construit sur des voix multiples et dans le dissensus entre art et non-art, entre politique et a-politique, entre le commun et le singulier, entre le quotidien et l'exceptionnel.
Annie Abrahams paraphrase volontairement Jacques Rancière en disant qu'il faut « attraper le réel pour le rendre accessible à la pensée ». Ce réel, souvent sale, ennuyeux, banal, parfois vulgaire, toujours fracturé et multiple, elle le dévoile dans ses pièces de performance, vidéo et «d'écriture partagée» sur Internet. Et pour ce faire, elle choisit de travailler autour des notions universelles : la peur, la colère, la solitude, la folie, l'amour, etc. (1)

 

(1). L'artiste en parle dans un entretien, entrepris avec Manuel Fadat, qui est l'auteur de Conversations avec Claire Fontaine, Stephen Wright, Paul Ardenne et Alain Badiou, paru en 2010 aux Éditions Appendices. Fadat y pose « La question des dimensions politiques et sociales dans l’art contemporain ». L'entretien est édité par les soins de l'artiste et inclus dans l'exposition.

 

 

annie2.jpg

 

Je ne suis pas une performeuse, j'utilise la performance pour faire de la recherche.
Je ne suis pas une chercheuse. J'utilise la recherche dans mes pièces de performance.
Je suis une performeuse qui utilise la recherche comme un médium.
Je suis une performeuse à la recherche des rencontres.


Le projet d’Annie Abrahams aborde les problématiques de communication et de collaboration en réseau à travers la notion d’Altermodern. « Tandis que le monde autour de nous se capitalise et se hiérarchise de plus en plus, nous rêvons d’un monde à l’horizontal, un monde où nous sommes tous égaux. L’individu post-, alter-, néo- moderne qui a dangereusement tendance à se suffire dans un monde où il communique avec l’autre à travers la projection qu’il s’en fait, est au centre du projet.»  Annie Abrahams

 

 

 

annie1.jpg


PERFORMANCE A VOIR AU CENTRE D’ART
Vendredi 2 décembre 2011, à 19h00. Tous publics.
Annie ABRAHAMS- Performance Huis Clos / No Exit - Training for a Better World


 Dans le cadre de l'exposition, l'artiste présentera le 2 décembre une performance Huis Clos / No Exit – Training for a Better World, où 6 artistes, via des ordinateurs et des webcams, tous dans des endroits isolés, dispersés dans l'espace, se partagent un espace d'expression et de responsabilité, un terrain de jeu, un laboratoire : la projection de leurs images et son dans une seule vidéo projection devant le public. En exécutant un protocole de performance écrit par
l'artiste, ils créent en direct devant les yeux du public un récit contemporain sur la problématique de la communication à distance et la dynamique dans un groupe dispersé, sur l'être ensemble possible dans un monde connecté.



Centre Régional d'Art Contemporain Languedoc-Roussillon
26, quai Aspirant Herber
34200 Sète
Tél : 04 67 74 94 37
Fax : 04 67 74 23 23
http://crac.languedocroussillon.fr
crac@cr-languedocroussillon.fr






Publicité

Publié dans Expos passées

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article